Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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Le 26 novembre, une équipe multimédia de la CENI s’est rendue à Guéckédou pour voir comment se passe la mission de mise à jour de la cartographie des bureaux de vote et du lancement des opérations de gestion des candidatures des élections communales.

Il faut rappeler que la préfecture de Guéckédou comprend neuf communes rurales et une commune urbaine.

Le chef de mission, Cheick Jaffar Kadio Fofana, a fait l’état des lieux : « Ici à Guéckédou tout se passe bien. Au niveau de la cartographie et de réajustement des bureaux de vote, c’est un travail qui a été fait par les missions précédentes. Donc, nous n’avons pas rencontré assez de difficultés ». M. Fofana soutient qu’au niveau du découpage administratif, la commune urbaine de Guéckédou comprenait 21 quartiers, il y a eu cinq nouveaux quartiers. « Mais parmi les cinq nouveaux quartiers, il n’y a que trois quartiers qui sont dans le découpage électoral, les deux autres ne le sont pas encore. C’est l’un des problèmes que nous avons. Il y a aussi quelques bureaux de vote qui dépassent largement les 600 électeurs retenus par le nouveau code électoral. Nous allons les réajuster tout comme les bureaux de vote à zéro électeur ».

Quel est le sort des deux quartiers qui ne figurent pas encore dans le découpage électoral ? « A ce niveau, nous avons demandé aux autorités locales d’écrire à la CENI pour qu’elle puisse intégrer ces deux quartiers dans le découpage électoral ». Quelle est la situation dans les sous-préfectures ? « Effectivement, au niveau des sous-préfectures, il n’y a presque pas de problèmes, mais il faut signaler qu’il y a deux sous-préfectures, notamment Kassadou et Temessadou où nous avons quelques difficultés. C’est concernant les électeurs qui sont au-dessous de 100 et qui vont voter à des endroits très reculés. Ce sont des électeurs qui sont moins de 100, mais qui vont voter dans des districts très éloignés d’eux. Donc, nous voulons valider des bureaux de vote pour eux pour qu’ils votent sur place sans se déplacer ».

Le président de la CEPI, Robert Kamano, a fait le point de la situation du quartier Carrière : « Dans ce quartier, la commission administrative de mise à jour de la cartographie et de réajustement des bureaux de vote est en train d’identifier  les bureaux de vote qui excèdent 600 électeurs. Il y a un bureau qui a 658 électeurs, donc il faut soustraire les 58 électeurs et les envoyer dans un autre bureau de vote plus proche et qui n’atteint pas 600 électeurs. Il y a un autre cas dans le quartier Noumoulou qui a aussi un bureau de vote à 648 électeurs. La commission de là-bas va faire la même opération qu’ici. Il faut préciser que tous ces bureaux de vote sont dans un centre de vote. Donc, les électeurs qui sont soustrait des bureaux de vote de plus 600 électeurs n’iront pas ailleurs pour voter, ils restent dans le même centre ».

Le calcul des résultats

Le calcul des résultats se fait comme suit : « Il faut d’abord connaître le nombre d’électeur. Ensuite, connaître le suffrage valablement exprimé. Puisque ce sont des élections locales, il y a des listes. Pour chaque liste, on doit chercher à savoir le nombre de conseillers qui lui revient. Supposons la liste A a un nombre de conseiller tel, la liste B tel, la liste C tel. On cherche d’abord à connaître le quotient électoral. C’est-à-dire il faut combien d’électeurs pour un siège. On fait la division pour connaître le quotient électoral. Après avoir connu le quotient électoral, on vient maintenant chercher à savoir quel est le nombre de sièges qui revient à chaque liste de candidatures. Pour cela, on divise le nombre de voix obtenus par la liste de candidature par le quotient électoral et nous allons obtenir un nombre X. Pour chaque liste, nous allons prendre la partie entière. La partie entière représente le nombre de sièges qui revient à ce parti en ce moment précis du calcul. Lorsque nous finissons, nous faisons la somme des parties entières pour connaître combien de sièges chaque parti a déjà élu ou le total de sièges qui a été enlevé dans le total de sièges qu’il faut pour cette circonscription. Ce qui va rester, nous allons essayer de voir au niveau des différentes listes, le plus fort reste. C’est-à-dire après la virgule quel le parti qui a la partie décimale la plus grande. C’est ce qu’on appelle le plus fort reste. S’il reste un siège à pourvoir, ce siège revient à la liste qui a le plus fort reste. Si ce sont deux sièges à pourvoir, les deux listes qui ont les plus forts restes, chacune a un siège à pourvoir », a expliqué le formateur.

Souana Doré