Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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En prélude à la mission d’affichage des listes électorales provisoires de mise à jour et de réajustement des bureaux de vote, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à travers son département Planification et Fichier électoral, a lancé, ce mercredi 8 novembre, la formation des formateurs des ingénieurs informaticiens.

Ils sont plus de 100 ingénieurs informaticiens à participer à cette formation, mais la CENI ne retiendra 86 qui seront déployés dans le cadre de l’affichage des listes électorales provisoires de mise à jour et de réajustement des bureaux de vote.

Mme Camara Djenab Touré, Directrice du département Planification et Fichier électoral, explique : « Ces listes vont permettre à la CENI d’identifier et de relocaliser des électeurs qui ne sont pas dans le bon district conformément à la nouvelle loi. Elles vont permettre aussi de réajuster les bureaux de vote qui excèdent 600 électeurs conformément aux mêmes dispositions de ce Code électoral révisé. Cela va permettre à la CENI d’avoir plus d’assainir mieux le fichier électoral et de produire rapidement les cartes d’électeurs, les listes électorales définitives, les listes d’émargement dans les bureaux de vote. Ces ingénieurs informaticiens sont plus de 100, mais la CENI ne retiendra que 86 qui vont être déployés sur l’ensemble du territoire national. Ils vont former non  seulement les membres des commissions administratives d’affichage des listes électorales provisoires de mise à jour et réajustement des bureaux de vote, mais ensuite ils vont s’occuper de la tâche pratique. C’est-à-dire l’identification, la relocalisation des électeurs sur le terrain. Cela va nous permettre de réajuster les bureaux de vote qui dépassent 600 électeurs, de mettre tous les électeurs au niveau de leurs districts et de leurs quartiers conformément au nouveau Codé électoral ».

Elle poursuit que cette opération va durer 15 jours et va commencer à partir 16 novembre. Vos attentes ? « Nos attentes sont que tous les électeurs qui en feront la demande soient relocalisés dans leurs districts pour que leurs voix comptent pour la désignation du président et des membres du conseil de district ou de quartier, mais aussi que tous les bureaux de vote qui dépassent 600 électeurs soient réajustés, que les bureaux de vote qui ont des résidus d’électeurs, c’est-à-dire un, deux ou trois, soient régularisés et traités sur le terrain en collaboration avec les autorités administratives locales ».

Les bureaux de vote sont rattachés dans les districts ? « Tous les bureaux de vote sont rattachés dans les secteurs et  non dans les districts ».

Quels sont les critères de recrutement de ces ingénieurs informaticiens ? « La CENI a une base de données parce qu’elle travaille sur ces questions depuis 2010. A chaque révision, il y a au moins 5 000 opérateurs qui sont choisis et recrutés et qui font la révision des listes électorales sur le terrain. Donc, nous avons une base de données, mais elle est éliminatoire. Parce qu’à chaque fois que vous êtes déployés dans une mission et que vous travaillez mal, vous tombez dans la liste rouge et si vous tombez dans la liste rouge, on ne vous retient pas. Nous avons les meilleurs, les forts, les moins forts et les faibles. Nous, nous travaillons à ce que les plus forts aillent avec les moins forts. Nous déployons toujours, mais nous avons déjà une base de données. Donc, à chaque fois que nous avons besoin en fonction de l’opération, on essaie de tirer l’essentiel, nous les convoquons, mais vous voyez qu’il y a plus de 100 personnes dans la salle. Alors que c’est pour retenir 86 personnes. Mais nous donnons la chance à tous ces Guinéens. Ils seront évalués et c’est à la suite de l’évaluation que nous allons retenir les 86 personnes », a conclu la Directrice du département Planification et Fichier électoral.

Souana Doré