Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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 Dans la perspective de l’organisation des élections communales transparentes, inclusives et apaisées, la CENI a déployé des missionnaires sur toute l’étendue du territoire nationale en vue de remobiliser les acteurs du processus électoral.

La circonscription électorale de Mamou compte 14 localités qui sont : commune urbaine, Bouliwel, Dounet, Gongorè, Kégnèko, Konkouré, Niagara, Ourékaba, Saramoussayah, Soya, Téguéréya, Timbo et Tolo. Ainsi, dès son arrivée, les missionnaires de la CENI ont organisé une concertation avec tous les acteurs pour leur expliquer le contenu des termes de référence (TDR).

C’est à l’issu de cette concertation qu’un plan de visite dans les CESPI fut élaboré en 5 axes. D’après le chef de mission, les circonscriptions électorales de Mamou sont prêtes à relever le défi du 4 février prochain et cela se matérialise par leur présence massive au nombre de 93 dans leur zone d’intervention. Il a fait remarquer que c’est dans la CESPI de Gongorè où il y a eu deux cas de remplacement et un cas à Saramoussayah. A ce niveau, des dispositions sont prises pour leur prestation de serment.

Le chef de mission, M. Moriba Magassouba de MATD, a indiqué qu’ils ont demandé aux CESPI de se doter de sièges appropriés, mais à l’exception des bâtiments administratifs. Il précise que c’est une question d’indépendance et de neutralité. Les CESPI de Kégnèko et de Soya ont déjà identifié leurs sièges. Il poursuit qu’ils ont installé les membres de cellule de suivi et d’appui au processus électoral au nombre de 6 personnes dont un représentant de la CESPI, un de l’administration, un de la sécurité, un de la société civile, un de la mouvance et un de l’opposition.

S’agissant de l’état des lieux, à Mamou et contrairement à beaucoup de circonscriptions électorales, les engins roulants (motos) sont encore en bon état et prêts à servir aux élections communales à l’exception d’une moto dans la CESPI de Konkouré. « Nous avons apprécié une innovation au niveau de Mamou. Chaque CESPI est parrainée par un membre de la CEPI. Partout où nous sommes passés, les parrains étaient avec nous et ils se sont rendus dans les localités. Quand nous avons évoqué le manque de place dans le véhicule, ils nous ont répondu qu’ils feront le sacrifice en se rendant à leur propre frais », s’est réjoui M. Magassouba.

Le président de la CEPI de Mamou déclare que le constat global dans sa circonscription est positif. « Je voudrais tirer un chapeau pour la mission que la CENI nous a envoyé. Pendant une semaine, nous avons touché du doigt les réalités du terrain et nous savons qu’est-ce qu’il faut pour réussir dans l’organisation des élections communales. Les démembrements que nous sommes, nous sommes résolument engagés. Nous mesurons l’enjeu et la spécificité de ce scrutin. C’est nous maintenant les vrais acteurs de ces élections. C’est un défi lancé aux hommes et femmes qui vivent en milieu urbain et rural. Nous avons des petits soucis d’ordre techniques que nous avons signalé aux missionnaires de la CENI et nous savons que des solutions rapides seront trouvées. Il nous a été dit que les potentiels candidats qui sont parmi nous peuvent se présenter comme candidat, mais à condition qu’ils démissionnent de leur poste avant le 1er novembre 2017. Alors dans la CESPI de Saramoussaya, un membre de cette CESPI a déposé sa lettre de démission qui sera transmise à la CENI pour validation et du coup, le démissionnaire sera remplacer. », s’est confié M. Mamady Keïta.

Aly Badara Condé