Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

Siège de la CENI

CENI TV

Le mardi 12 septembre, le Président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, a rendu une visite de courtoisie au Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) à son siège sis à Dixinn.

Le président de la CENI était accompagné d’une forte délégation composé du vice-président, Bakary Mansaré, du rapporteur, El Hadj Mamadi Lamine Condé, des commissaires Etienne Soropogui des Opérations, de Djenab Touré de la Planification, d’Ousmane King Bangoura de la Logistique, de Mamie Sia Tolno de la Transparence et de Hadja Fatoumata Fafa Baldé de la Formation. Ils ont été accueillis par Dr Dansa Kourouma, président du CNOSCG, entouré de quelques membres du bureau exécutif du CNOSCG, des représentants de la CONASOC, du Balai citoyen.

Après les échanges, le Président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, a rappelé l’objet de sa visite : « Nous sommes très heureux de nous retrouver ici dans la mesure où nous sommes venus exprimer notre volonté à collaborer avec toutes les organisations de la société civile, à travers elle, tout le peuple de Guinée. Nous savons les Organisations de la société civile ont été le fer de lance même de la création de la CENI, des Forces vives qui ont concouru à la création de l’institution que je préside aujourd’hui. Moi-même, je suis issu de cette organisation, donc il était normal que nous venions ici pour relancer les activités avec les organisations de la société civile. S’il y a une organisation qui est aussi bien implantée sur tout le territoire national de la République de Guinée, c’est le CNOSCG. Si nous venons au CNOSCG, comprenez que nous voulons toucher de Conakry jusqu’au dernier citoyen de la République de Guinée et pour ce faire, il fallait être au CNOSCG. Nous sommes venus pour réchauffer les relations de travail, d’amitié qui nous lie fort heureusement d’ailleurs avec ces organisations de la société civile qui peuvent nous aider et qui nous aident toujours à l’organisation de bonnes élections dans notre pays. C’est pourquoi nous nous sommes retrouvés ici ce soir ».

Très marqué par la visite du Président de la CENI, Dr. Dansa Kourouma, président du CNOSCG, n’a pas caché ses sentiments : « C’est une visite très symbolique de par sa portée et de par son opportunité. Parce que cela arrive à un moment où l’ensemble des Guinéens sont en train de réunir les ingrédients nécessaires pour la tenue d’élections locales qui ne se sont pas tenues depuis plus d’une décennie. Mais également c’est un président d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui est le fruit d’une dizaine d’années de lutte de toute la classe politique et surtout de la société civile guinéenne. C’est la première visite d’un président de cette institution au CNOSCG, bien que cette organisation ait contribué à la désignation de tous les présidents qui se sont succédé à la tête de cette institution de notre pays. Alors, hier la CENI a marqué les membres du Comité de suivi des Accords politiques par leur ouverture, leur bonne foi et leur disponibilité à tout mettre en œuvre pour réussir l’organisation des élections locales. Aujourd’hui, elle vient de réussir encore à obtenir du CNOSCG un engagement solennel d’apporter sans relâche, sans hésitation et sans crainte tout ce que nous avons comme capacité de mobilisation, expertise technique et engagement pour aider la CENI dirigée par Me Amadou Salif Kébé à réussir sa mission. Cela demande de nous de la disponibilité, de la communication, le suivi des engagements légaux pour la réussite des élections dans notre pays ».

Une visite pleine d’espoir

Selon lui, la démarche du nouveau président de la CENI donne de l’espoir. « L’espoir est grand. D’ailleurs en plus de l’espoir, on est optimiste. Parce que le dialogue est l’oxygène de la vie démocratique. C’est un début de dialogue, discutez avec les acteurs. D’abord, les considérer que ce sont les acteurs, c’est un acquis important dans le processus électoral. La deuxième chose, c’est l’information. L’un des clés essentielles de la gouvernance électorale, c’est l’accès des acteurs à l’information, à la bonne information et à toute l’information sur le processus électoral. La troisième chose, c’est le partenariat. La CENI n’a que 25 commissaires. Ces 25 commissaires au niveau national ne peuvent pas tout faire, ils ne peuvent relever tous les défis en matière d’organisation d’élections. C’est pourquoi, le partenariat stratégique avec tous les acteurs qui ont une représentativité, de la motivation et de l’envergure aidera la CENI a économisé ses ressources humaines et matérielles pour réussir le déploiement logistique, mais aussi le contrôle parfait de l’ensemble des opérations électorales. C’est pourquoi c’est un acte majeur parce que tous les citoyens guinéens se reconnaîtront dans cet acte et la société civile se tiendra débout pour réussir la tenue de ces élections locales dont l’enjeu est nettement différents des autres élections nationales », a indiqué Dr Dansa Kourouma.

Il faut écouter tous les acteurs du processus électoral

Le Président du CNOSCG pense que la CENI doit écouter tous les acteurs du processus électoral pour réussir sa mission. « Les élections ne sont pas la propriété de la CENI, mais la propriété des citoyens. Elle doit donner aux citoyens l’ensemble de ses prérogatives par rapport à l’organisation des élections. Il ne revient pas à une institution de monopoliser le processus électoral, il faut l’organiser pour le citoyen, avec le citoyen et pour qu’en fin de compte le citoyen se reconnaisse à travers ses élus. C’est la transparence au début, la transparence au milieu et la transparence à la fin », a-t-il conclu.

Il faut rappeler que cette visite s’inscrit dans le cadre du réchauffement des relations avec tous les acteurs du processus électoral après le changement à la tête de l’institution électorale.

Souana Doré