Siège de la CENI

Amadou Salifou KEBE Président de la CENI

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En prélude à l’organisation prochaine des élections locales en Guinée, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), a lancé à partir du 15 septembre et ce pour 20 jours une opération d’identification et de relocalisation des électeurs et d’actualisation des bureaux de vote.

L’objectif assigné à cette opération d’envergure nationale était de procéder en étroite collaboration avec les acteurs de terrain, à l’identification, la collecte et la correction locale sur fiches techniques et ordinateur portable des difficultés identifiées liées à la relocalisation des électeurs et aux bureaux de vote.

A Mamou, cette mission a échangé avec les responsables locaux des CEPI, CESPI, de la commune, quartier et le coordinateur régional technique.

Rencontré au siège de l’institution au quartier Boulbinet, Aboubacar Keita, le président de la CEPI, a dit que les opérations vont bon train et que plusieurs activités ont déjà été menées. « Tout se passe bien à Mamou. On a commencé par la sélection définitive des informaticiens qu’on avait présélectionnées, au nombre de trente trois (33). On a organisé un atelier de formation à l’issue duquel on avait retenu quinze (15) personnes pour la préfecture de Mamou. Donc, après la sélection de ces opérateurs, on les a dispatchés sur le terrain. On a reçu le matériel informatique, on a configuré le matériel et nous avons tenu l’atelier d’appropriation à l’intention des sous-préfets, des élus locaux, notamment les présidents des communes rurales. Également, nous avons reçu les membres des CESPI, les démembrements… Cette opération est un exercice très complexe qui demande une formation et une appropriation sur les questions à régler. A Mamou nous avons un système de remontée des données », a déclaré le président de la CEPI.

Parlant de la relocalisation des électeurs, M. Keita dit qu’elle se fait en fonction des besoins des citoyens. A ce jour, 60 personnes sont relocalisées. « On informe les citoyens par voie de presse et il y a aussi des lieux de regroupement comme dans les mosquées ce, conformément aux TDR. La presse nous a permis d’aller vite dans l’information et la sensibilisation » a-t-il insisté. Il a soutenu qu’avec 75% de tâches accomplies, sa localité a 600 électeurs à relocaliser avec 38 bureaux de vote (dernière élection présidentielle). Enfin, il a déploré l’enclavement des localités.

M. Mamoudou Kouyaté, coordinateur technique et superviseur des opérations de relocalisation des électeurs dans la préfecture de Mamou, a exprimé toute sa satisfaction du niveau d’avancement des activités sur le terrain, malgré le niveau intellectuel  très bas de certains chefs de quartiers. « Malgré des difficultés, l’opération se passe bien. La grosse difficulté dans certains quartiers et localités se trouve au niveau du remplissage des fiches. Je pense bien que pour les prochaines opérations de terrain, la CENI nous aidera avec ses partenaires de terrain à trouver des personnes qui savent bien lire et écrire et cela peut permettre une certaine accélération dans le travail. Quant aux informaticiens recrutés au niveau de Mamou, ils sont tous à la hauteur ».

Parlant du remplissage des fiches, M. Kèlèfa Condé, chargé des élections dans la commune de Mamou, a avoué que dans certains quartiers de la commune urbaine, certains électeurs ont été mal affectés. Il a confirmé le faible niveau d’instruction dans certaines localités de sa commune. « Bien avant aujourd’hui, j’avais beaucoup de problèmes. Dans certains quartiers, les électeurs étaient mal affectés. Par exemple, pendant la présidentielle passée, les électeurs de Madina Scierie étaient affectés à Tambassa. C’est ce que nous sommes en train de revoir présentement », a rappelé M. Condé avant d’ajouter qu’il travaille de concert avec les représentants des partis politiques et de la société civile.

Dans son constat, le chef de quartier de Madina mosquée, M. Mamoudou Condé, parle de l’éloignement de certains de ses citoyens de leur bureau de vote lors de la dernière élection présidentielle. Il déplore que cette anomalie n’ait pu être corrigée. Il espère que cette fois-ci les choses puissent changer pour la bonne tenue des élections locales dans son quartier.

Pendant la présidentielle du 11 octobre 2015, la préfecture de Mamou comptait 380 bureaux de vote.

Aly Badara Condé