Bakary FOFANA
Siège de la CENI

Bakary FOFANA

Président de la CENI

Siège de la CENI

Le 29 septembre, l’équipe multimédia de la CENI était dans la commune de Matoto. La commune compte 37 quartiers, 223 secteurs. Elle a 923 bureaux de vote et 474 252 électeurs.

Il y a huit informaticiens déployés dans la commune.

M. Moussa Sangaré, président de la CECI de Matoto, déclaré que sa commune est confrontée à deux difficultés. La première concerne les listes de relocalisation des électeurs. « Les quartiers sont mélangés dans les fiches telles sorte que sur une fiche de 12 personnes, on retrouve cinq à six quartiers différents. Cela rend la tâche très difficile même dans la répartition de ces fiches ». La deuxième concerne les bureaux de vote. « Nous avons constaté que certains bureaux de vote qu’on avait identifié lors de la dernière mission de la CENI n’existent pas sur les fiches. Les chefs de quartiers nous ont remonté l’information. En quelque sorte dans le découpage des bureaux de vote, il y a des imperfections. Ce sont les deux problèmes qu’on nous remonte ». Pour lui, l’idéal serait de tirer les fiches par quartier si possible par secteur. « Si cela est fait le travail pourra se faire dans les meilleures conditions. Nous-mêmes avons estimé que ces fiches devraient afficher. Comme ça celui qui se sent concerner par l’opération peut venir, en voyant sa photo sur la fiche, il peut dire attention j’étais là, mais je ne suis plus là. Je ne suis pas de ce secteur, mais je suis de cet autre secteur, veuillez me relocaliser là-bas. Mais si on envoie les fiches comme ça dans les quartiers, il y a une très grande difficulté de rechercher d’abord les noms des personnes, du moment où les fiches sont mélangées, cela devient encore plus compliquer ». Il poursuit qu’il y a des électeurs de plusieurs quartiers qui ont demandé à être relocalisés, mais ils ne les ont pas encore retrouvé sur les fiches. « Des chefs de quartier ont appelé pour nous dire qu’ils n’ont pas trouvé des secteurs entiers. A Dabompa plateau, on nous parle de trois secteurs qu’on ne trouve pas sur les fiches. Le chef de quartier pense qu’on a envoyé ses électeurs ailleurs ». Le président de la CECI insiste que pour que cette opération de relocalisation soit bien faite, il faut tirer les fiches par quartier.

Sur le déroulement de l’opération sur le terrain, M. Sangaré affirme qu’ils ont fait un planning selon la taille des quartiers avant l’arrivée de la mission. « Les quartiers très vastes qui ont 60 bureaux de vote, on a prévu cinq jours. Il y a d’autres quartiers à Matoto qui n’ont que dix ou douze bureaux de vote et où le nombre d’électeurs n’atteignent même pas 5 000 électeurs, on a prévu deux jours. Pour le moment, les machines sont aujourd’hui dans huit quartiers. Le temps de quitter ces huit quartiers, s’il y a des personnes qui sollicitent des corrections, elles seront identifiées. Avant que les machines n’arrivent dans les quartiers suivant, on va voir. Là où nous avons quitté aussi, s’il y a des personnes qui viennent réclamer… Nous avons prévu de faire toute l’activité en 18 jours. Les deux derniers jours, nous serons à la CECI. Nous allons passer maintenant dans les 37 quartiers, ramasser toutes les fiches et s’il y a des nouvelles personnes qui ont réclamé à être relocalisées, nous allons venir faire l’implémentation à la CECI. Mais si on avait beaucoup de machines, au moins 20 machines, on allait attaquer 20 quartiers à la fois pour 10 ou 15 jours, on aurait fini ».

La commune de Matoto a 25 bureaux de vote qui dépassent 700 électeurs. Ce sont ces bureaux qui vont être éclatés. « Comme on est en train de faire une relocalisation, après l’opération on va voir. Il se pourrait que ces bureaux en question, des électeurs soient réaffectés. Si on relocalise 30 ou 40 électeurs, le bureau sera dans les normes, ça ne sera plus la peine d’éclater le bureau de vote. On préfère attendre la fin des opérations. Peut-être que des bureaux de vote qui étaient dans les normes peuvent aller à 700 ou plus. Donc, ces bureaux seront éclatés au détriment des bureaux qui devaient éclater auparavant. Sinon les 25 bureaux de vote sont identifiés, les quartiers sont connus, même les noms de ces bureaux sont connus ».

Le commissaire superviseur de la commune de Matoto est Hadja Saran Kandé, Directrice adjointe du département Planification et Fichier électoral.

Souana Doré