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Mesdames et Messieurs, Distingués invités, A l’entame de mon propos, je voudrais remercier vivement l’ensemble des organes de la presse nationale et internationale pour l’accompagnement dont la CENI bénéficie de votre part depuis le début de ce processus électoral.
Nous suivons avec intérêt vos reportages, commentaires et interviews qui nous permettent à chaque étape, de qualifier nos méthodes de travail et de corriger les imperfections qu’ensemble nous relevons dans la conduite du processus électoral.
Comme vous le savez, ces derniers jours, toute l’attention est focalisée sur les relations entre la CENI et le MATAP dans la gestion du second tour de l’élection présidentielle.
Une commission ad hoc a été mise en place pour revisiter le protocole d’accord que la CENI et le MATAP s’étaient librement dotés pour marquer la synergie d’action dans le processus électoral. Cette commission qui a été ouverte aux représentants des deux candidats retenus pour le second tour, a procédé à une relecture dudit protocole en l’ouvrant aux autres départements et institutions impliqués dans le processus électoral.
La forme juridique à donner à ce nouveau document a suscité les réactions mitigées. Pour certains, ce protocole librement consenti entre des parties doit faire l’objet d’un décret du Président de la République. Ce à quoi n’adhère pas la CENI.
A ce niveau, il est important de rappeler les dispositions du Code électoral en son article 2 et suivants : citation « la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est l’Institution chargée de l’organisation de toutes les élections politiques et du référendum en République de Guinée.
Elle est techniquement aidée par les départements ministériels concernés par le processus électoral, notamment le Ministère en charge de l’Administration du Territoire… » fin de citation.
De ce point de vue, c’est à la CENI de déterminer la nature et l’importance de l’aide à lui apporter. Cette aide ne doit nullement être une imposition. Il appartient à la CENI de formaliser les modalités de l’aide avec tout département ou Institution qu’elle juge apte à lui apporter de la plus value dans l’organisation de l’élection présidentielle.
En tout état de cause, la CENI est entrain de mener un certain nombre d’activités qui concourent à l’amélioration des conditions d’organisation du second tour.
Ainsi nous venons d’envoyer 13 missions à l’intérieur du pays composées des Commissaires de la CENI, des cadres du Ministère de l’Administration du Territoire et des Affaires Politiques, des représentants de chacun des deux candidats et des techniciens du Projet PERLE pour étudier sur place la possibilité de réaménager ou de créer de nouveaux bureaux de vote.
Les rapports produits par ces missions qui sont en cours d’exploitation doivent permettre dans la mesure du possible de rapprocher les bureaux de vote des électeurs. C’est dans ce cadre que la SAGEM est invitée à revenir pour la finalisation de ce dossier.
Nous avons commandé 462 000 cartes d’électeur alpha numériques sécurisées pour remplacer les récépissés dont les détenteurs se sont vus rejeter leur vote au 1er tour. Quinze Mille (15 000) isoloirs ont été commandés et seront livrés le 30 août 2010.
Nous avons entrepris la confection des documents électoraux par les imprimeurs locaux qui nous les livreront dans quelques jours. Nous avons déclenché le programme de formation et de sensibilisation de tous les acteurs électoraux devant intervenir dans le 2ème tour. Déjà, nous avons dans nos magasins, les bulletins de vote, les procès verbaux autocarbonnés, les enveloppes sécuritaires, les scellés, les urnes et l’encre sèche.
Ce sont là certaines des activités en cours pour corriger les erreurs constatées lors du 1er tour et qui témoigne l’engagement de la CENI à respecter la date du 19 septembre 2010.
Je saisis cette occasion pour lancer un appel aux citoyennes et citoyens à la tolérance, à la cohésion nationale et surtout à la paix pour que le second tour de l’élection présidentielle connaisse le succès escompté.
Je Vous remercie. |